Application fictive de la méthode sarkozyenne

Publié le par Adriana Evangelizt

 

 

 

Application fictive de la méthode sarkozyenne

 

Je comprends parfaitement ceux qui se shootent... se droguent... s'alcoolisent pour s'évader dans d'autres mondes par des moyens licites ou illicites car pour un être conscient, la vie ici est insupportable. Insupportable surtout l'impuissance à ne rien pouvoir changer. D'accord, on a des blogs, on écrit... parle avec des gens... gueule. Tape un grand coup sur la table. Mais qu'est-ce que ça change ? Absolument rien. L'humanité est en complète servitude. Bridée par une poignée d'individus qui se prennent tous les droits et n'en laissent aucun au peuple. Je vais commencer par les broutilles.


En un mois, Sarkozy -ou du moins son chauffeur- a grillé huit feux rouges, fait autant d'excès de vitesse, roulé à 128 km/h au lieu des 90 autorisés, a pris
deux rues en contresens, franchi une ligne blanche et une voie de bus. Voir
ICI. Et derrière lui, il y avait son convoi présidentiel comptant jusqu'à 18 voitures, ce qui signifie que -puisqu'il était en tête de file- les autres suivaient allègrement. On imagine bien que si poulets il y avait à un endroit quelconque, pas un seul n'aura osé s'interposer. Ni sifflé. Ni fait quoique ce soit.


Imaginons encore que demain je me la joue façon sarkozienne. J'enfourche ma bécane, suivie par dix-huit potes et en route pour le rodéo. On passe le premier feu rouge. Un automobiliste klaxonne. Pas de poulets. Avec mes dix-huit potes, on fonce. Deuxième feu rouge. De loin, j'aperçois un fourgon flicard. Faisons comme si on avait rien vu. Je ralentis quand même au feu rouge. Personne à gauche. Ni à droite. Coup d'accélérateur devant la mine ahurie des keufs qui regardent passer la cohorte infernale et mettent trente secondes avant de siffler. J'imagine la scène. Ils rentrent dans le fourgon, appellent du renfort et dans moins de cinq minutes, les choses sérieuses vont commencer.

Effectivement en arrivant au cinquième feu rouge, les sirènes hurlantes de la maison poulaga parviennent à mes oreilles, malgré le bruit des Harley. Les badauds se retournent sur les trottoirs. Peut-être vont-ils penser que l'on est en train de tourner un remake d'Easy rider, vu l'inhabituel de la scène dans cette petite ville où il ne se passe jamais rien. Je vais abréger le film pour que l'on se projette au huitième feu rouge que nous grillons sans états d'âme comme tous les autres. Et là, je tourne à droite sciemment, dans une rue en cul-de-sac. Il faut bien quand même à un moment donné affronter les uniformes d'autant que... toute ce petit scénario n'a qu'un seul but.


A peine sommes-nous descendus de bécane que déjà complètement cernés nous sommes. Pistolets au poing ils nous braquent comme si on était des bandits de grands chemins. C'est ainsi que se passent les choses aujourd'hui. J'enlève lentement mon casque. Fais un pas en avant. Une voix vocifère :

-Toi ! Tu bouges pas !

Je rétorque :

-Je vous interdis de me tutoyer ! Qu'est ce que vous foutez là avec vos pétards ? Y'a un problème ?

Je vous laisse imaginer la tête des flics. Quelques secondes après, la stupeur passée :

-Vous avez grillé huit feux rouges !

-Et alors ? La belle affaire !

Et là, je sors la fameuse page du quotidien Libération et je la tiens devant moi, au bout de mon bras tendu en disant :

-Lisez !  Lisez !

Les keufs se jettent des regards circonspects. Se demandant si c'est du lard ou du cochon. Et finalement, il y en a un qui s'avance. Il veut prendre la feuille mais je lui dis :

-Bas les pattes ! Lisez à voix haute pour que vos copains entendent.

Et là, il commence la lecture...

-"En un mois, Nicolas Sarkozy a grillé... huit feux rouges"...

Et bien évidemment après avoir prononcé les trois derniers mots, il s'interrompt, plonge un instant ses yeux dans les miens puis :

-Sarkozy est le président de la République ! tonne-t-il...

-Sarkozy est un humain comme vous et moi et il n'a pas à être au-dessus des lois ! Si lui peut le faire, pourquoi pas nous ?

Voilà que maintenant ses collègues viennent à la rescousse... et là, je plante la feuille de chou devant mes yeux et je lis...

-"En un mois, Nicolas Sarkozy a grillé huit feux rouges et fait autant d'excès de vitesse. Il s'est par exemple permis une petite pointe à 128 km/h au compteur - 124 réels - au lieu des 90 autorisés sur la N 118. Avec son convoi présidentiel imposant, qui peut compter jusqu'à 18 voitures, le chef de l'État s'est également offert le luxe de prendre deux rues en contresens, franchir une ligne blanche et une voie de bus." puis je la replie tranquillement, la remet dans ma pache. Et continue... "Tant que Sarkozy n'aura pas été sanctionné pour ses infractions... nous n'avons pas à l'être. Personnellement, je n'ai pas voté pour ce type et... il n'est pas mon président. Il est un individu hors-là-loi qui imposent sa loi aux autres alors qu'il est incapable de la respecter lui-même. Comment appelez vous cela ? Un homme de cet acabit peut-il gouverner la France ?

-Nous n'avans pas à discuter de Sarkozy après ce que vous avez fait ! crache un autre...

-Nous avons justement à discuter de Sarkozy car ce que nous avons fait, nous l'avons fait parce qu'il l'a fait ! Nous avons suivi son exemple. N'est-il pas bon ? Maintenant messieurs, nous allons être obligés de vous quitter car nous allons suivre son exemple jusqu'au bout. Il nous reste encore deux rues en contresens à prendre, une ligne blanche à franchir ainsi qu'une voie de bus. Puis nous irons sur une nationale pousser une petite pointe de 128. Nous ne vous interdisons pas de nous suivre. Vous pouvez même passer devant nous avec girophares et sirènes hurlantes... notamment pour les sens interdits, ça nous facilitera la tâche. Parce que dans tous les cas, si vous nous arrêtez, nous invoquerons pour notre défense que tout ce que nous avons commis a été inspiré par Nicolas Sarkozy. Si lui l'a fait, pourquoi pas nous ? Et nous ferons tant de bruit dans les médias que bientôt des milliers de Français feront comme nous. Et peut-être même que cela pourrait traverser les frontières. Il me semble que vous aurez beaucoup de mal à loger tout ce petit monde vu l'archi-remplissage de vos prisons.

Et pour finir l'histoire, nous dirons que les policiers nous ont ouvert la route pour éviter les problèmes.

Rêvons. Mais en attendant, ce petit scénario trotte dans la tête de nombreuses personnes. A divers degré quand on voit combien en haut lieu on se fout de la gueule du populo.

On se croirait revenu au temps de Louis le quatorzième et sa cohorte de courtisans. "Mon cher Marquis de Martinon, vous êtes si affable, si servile que je m'en vais vous donner le fief de Neuilly. Un fief de grande classe où les manants n'ont pas droit de cité." ou bien "Vicomte Arno je ne sais pas encore où vous coller mais j'y songe." ou encore "Mon cher Gaston -vrai prénom de DSK- vous m'avez quémandé un poste de grand argentier et je vais appuyer votre requête" Et tout à l'avenant.  On pourrait citer des dizaines d'exemples où le copinage et le communautarisme ont permis à des individus sans aucune valeur de se hisser au sommet. Strauss-Kahn, par exemple, va palper 500 000 dollars par mois soit 400 fois le RMI. Voir ICI. On l'imagine ricaner sans problème de sa victoire.  La "populace", quant à elle, doit s'échiner. Aucune commisération ou compassion pour les pauvres. Le peu qu'ils ont, on leur sucre. Croyez-le, ce ne sont pas des christiques qui nous gouvernent. A part eux, rien ne compte. Ils se vautrent dans l'opulence avec une indécence qui donne la nausée.

Alors ne nous étonnons pas s'il y a de plus en plus de transgresseurs, de voleurs, de braqueurs... et de terroristes...  parce que tous ceux qui sont en bas ressentent une telle haine pour ces élites dévoyées méprisantes, sans valeur et sans code d'honneur qu'il va falloir que ça explose. On ne peut plus continuer à supporter ces déviances. C'est impossible.


Adriana Evangelizt


 

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mathieu 16/11/2007 18:48

Personnellement je pense que le rpésident peut se permettre des dérogations comme griller des feux rouges ! lol il a quand meme une charge énorme sur les épaules donc si le convoit présidentiel fait quelques infractions c'est normal.

Eva , journaliste-r鳩stante 22/10/2007 06:31

Coucou, encore moi ! Je t\\\'ai à nouveau citée, pas seulement deux lignes, mais une partie d\\\'article, en te recommandant à mes lecteurs (6000 par mois, actuellement, -mais je suis nouvelle et je n\\\'ai qu\\\'un site, certes original car prophétique-, ce que toi tu dois avoir comme visiteurs par jour, non ????) je crois dans "Lettre ouverte à la gauche momifiée", à la fin, en tous cas dans l\\\'un de mes derniers articles.  J\\\'ai trouvé cet article dans Oulala, et comme j\\\'écris dans différents sites ce paragraphe référencié traîne sur Come4news, Oulala....
Je viens de faire un Guy Moquet résistant et COMMUNISTE.
As-tu eu mon courrier avec la lettre copiée-collée du hollandais ?
Il serait bon de répandre partout ma Lettre à la gauche momifiée, pour l\\\'inciter à bouger.....
Je prépare qq chose sur la télé communautariste
Bisessssssssssssssssssssssssssss Eva !

Eva , journaliste-résistante 05/10/2007 21:08

Bonjour Adriana, la racaille qui nous gouverne, et d'une façon générale la plupart des dirigeants de ce monde, ont tous les droits - pire, le droit de vie et de mort sur nous citoyens. Ils gouvernent selon leur bon plaisir, cela va nous valoir bientôt une nouvelle guerre qui, à mon avis, s'étendra aussitôt à la Syrie. Ces apprentis-sorciers, ces dictateurs qui ne représentent que le monde de la Haute Finance, devraient être traduits devant un Tribunal International des peuples. Et dans mon blog de résistance à Sarkozy, à Bush, aux médias de propagande, etc, j'appelle à différentes actions contre la guerre, voir http://r-sistons.over-blog.com (insurrection des peuples...). Affectueusement, Eva
Je cite ton site dans mon dernier article.
Ca me ferait plaisir d'avoir un jour un commentaire de toi !

Adriana Evangelizt 08/10/2007 12:38

Alors je t'ai fait plaisir, je suis passée sur ton blog et je t'ai laissé un commentaire. Sourire. Ainsi tu étais à Paris ? Moi aussi, j'en arrive. On aurait pu se voir. La prochaine fois, il faudra mettre les pendules à l'heure. Qu'en penses-tu ?
Une révolution planétaire attend tous les foutraques qui nous gouvernent. Les Peuples les jugeront pour tout le mal qu'ils font. L'heure approche de leur régler leurs comptes. Et il y en a !
Fraternellement
Adriana