Présentation

  • : Adriana Evangelizt Poete Rebelle Mystique Libre-Penseuse
  • evangelizt-poete
  • : poesie
  • : Le Poète -le vrai- porte la croix du monde dans son coeur. Il y trempe sa plume et écrit dans son sang le malheur des hommes et leur espoir. Dénoncer, accuser, se battre pour la Liberté, tel est son destin.
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
Mercredi 2 janvier 2008

 

Être comme un soleil


Le texte en musique  

 


Tableau de Duncan Long


Être comme un soleil brûleur de cette ivraie
Etouffant le bon grain...


L'Ombre règne sur le monde
Viciant les coeurs d'enfants
Corrompant la Lumière
Afin d'y apposer
Sa marque fatidique.

pentagrame_baphomet.jpg
Devons-nous laisser faire ?
Devons-nous laisser dire ?
Devons-nous nous éteindre
En nous laissant corrompre ?


Ils nous donnent du vin
Pour endormir nos sens
Des drogues interdites
Tueuses de jeunesse...
Ils nous vendent du sexe
Pour exciter la chair
Qui hurle de plaisir
Et massacre l'Amour
Car ils n'ont dans leur coeur
Que la haine à donner
Ces détesteurs d'Humanité.


Être comme un soleil brillant à calciner
Ces prédateurs immondes...

Ils  ricanent en coulisses
Du mal donné aux hommes
Se nourrissant de crimes
Pour bâtir leur Royaume
Où l'Or serait le Maître...

Devons-nous les subir ?
Devons-nous accepter
De porter leur fardeau ?
Devons-nous nous soumettre ?


Tableau de Ken Kelly

Devons-nous nous soumettre ?
Ou devons-nous lutter
Pour notre liberté ?


Tableau de Magician


J'ai déchiré leurs codes
Et fait brûler leurs lois
A l'aube d'un jour nouveau...
J'ai arraché mes chaînes
Pour rejoindre la meute
Des desesperados
Et livrer le combat...

 
Tableau de Magician 

Être comme un soleil capable de s'éteindre
Pour tracer le chemin
Où marchera demain
Ton fils avec le mien...
Être comme un soleil...


Oeuvre photographique de
Halcon

 

Adriana Evangelizt

par Adriana Evangelizt publié dans : Mes poèmes
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 22 septembre 2007

Il faut savoir que le calvaire enduré par les Palestiniens et perpétré par les sionistes au nom de tous les juifs est un lourd fardeau pour nombre de judaïsants qui le sont souvent par ascendance. Nous avons de plus en plus de mal à supporter cette plaie vive et dans mon entourage, il y a des êtres chers qui vivent un véritable déchirement avec leur famille par rapport à ce problème. Un de ces êtres m'a donc inspiré un texte dont je ne pose que le début car je l'ai écrit sur une musique...

 

 

 

 Libre est le Vrai juif

 

 

A Nathaniel...

 

 
Tableau de Raymond Salter   

 

Libre est le Vrai juif. Qu'il soit juif sans le savoir ou juif sans le vouloir. Enfant de l'Univers il est. Liberté se nomme sa mère. Un homme né libre. Prêt à mourir pour le rester. Sans dieu ni maître. Sans chaînes. Sans esclaves. Au fond de lui danse un ciel étoilé où se fondaient les yeux des ancêtres millénaires... juste avant de dormir. Seulement riche d'un horizon illimité pour caresser l'immensité. Sa Mission est d'arpenter le monde... des éclats de soleil explosant son  regard pour tous les malheureux. La main tendue vers eux... si beaux dans leur différence. Si parfaits dans leur réciprocité. Si méritants d'être aimés. Comprendre. Partager. Donner. Letexte en musique

Adriana Evangelizt

 

 

par Adriana Evangelizt publié dans : Mes poèmes
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 28 juillet 2007

Le Créateur

Le texte en musique

 

 

Mais si j'ai tant foulé de routes incertaines
 Brûlées de solitude
Tant égaré mes pas sur des sentiers abrupts...
C'était pour mieux saisir
L'éclat d'or de ta course
Dans l'espace infini
Mieux dessiner ton ombre
Au vent des solitudes
Et créer ton visage
Dans mes nuits d'agonies...


Tableau de Angylis

C'est ainsi que je te rêvais
Eve éternelle...
Belle à couper le souffle...
Avec dans le regard
Cette flamme immortelle
Pour subjuguer mon âme...
Un océan d'amour
Juste à te contempler.

 
Tableau de
Angylis
 

Mais si j'ai tant étreint de femmes éphémères
Au parfum insipide
Tant galvaudé mon corps aux draps de l'imposture...
C'était pour mieux mourir
Sur la soie de ta peau
Sous mes paupières closes
Mieux graver ta beauté
Au mur de mes chimères
Donner peu à peu forme 
 A la femme idéale...


Tableau de Angylis

Mais si j'ai tant tracé de larmes sur l'existence
Des amantes fugitives
Tant ignoré leur mal au gré de mes errances...
C'était pour mieux capter
Ton essence sublime
Dans le voile du temps
 Mieux ciseler ton cœur
Au corail de la vie
Qu'il soit comme un diamant
Jailli du mien en sang.


Tableau de Duncan Long

C'est ainsi que je t'ai modelée
Eve éternelle...
Au burin du chagrin
J'ai forgé tes yeux d'encre
Au couteau de l'attente
J'ai tracé ton sourire
Au scalpel des douleurs
J'ai taillé ton image...
Passion rubis
Amour de feu


Tableau de
Boris Vallejo


Enfantée dans la douleur tu fus
C'était le prix pour que tu sois.
C'est ainsi que je t'ai conçue
Eve éternelle...  


Tableau de Michael Whelan


 

Posté par Adriana Evangelizt

 

par Adriana Evangelizt publié dans : Mes poèmes
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 28 mai 2007

 

 

Et je serai... Palestine

 

 

Et je serai cette terre-là
Saignée à blanc
 Gorgée du sang
 De mes enfants
Que l'on assassine...
Palestine...

   Et je serai cet enfer-là
 Créé par l'homme blanc
Colon errant
Qui détruit en tuant
L'histoire philistine...
Palestine...

  

 Et je serai ce sol trahi
Par des gens d'un autre pays
Affairistes corrompus
U S A... O N U


Et ceux qui prennent notre place
Ces mépriseurs de race
Qui te font courber l'échine...
Palestine...

Et je serai ce Peuple debout
Jamais à genoux
Ce peuple innocent
Qui verse son sang
Parce qu'un bourreau
Le génocide...

Oh Palestine...

Et je serai ce pays-là
Abandonné
Du monde entier
Aux mains d'un tyran
Massacreur d'enfants
Et violeurs de racines...
Palestine...

  Et je serai le cœur
 Brûlé de douleur

  
De tous ces êtres
Qui meurent
Pour te rendre libre
Car il te faut vivre...
Palestine...

Et enfin je serai cette terre-là
Jamais soumise
Jamais conquise
Portée à bout de bras
Par mes fils que l'on assassine...
Palestine.

Adriana Evangelizt

par Adriana Evangelizt publié dans : Mes poèmes
ajouter un commentaire commentaires (3)    créer un trackback recommander
Jeudi 3 mai 2007

 

 

La liste

Tableau de James Warhola

 

Une photo déchirée

Puis... recollée

Un peu de toi

Un peu de moi

Un peu de nous...

Quelques cheveux blancs

Une pendule figée

Le temps suspendu

Des saisons en enfer

Des coups de blues

Remords regrets

Et le spleen

Ruisselant sur mes joues...

 

Une chemise de toi oubliée

Sur ma taie d'oreiller

Ton parfum disparu

Comme un linceul sur mes nuits

Beaucoup de questions

Beaucoup de doutes

Une  mémoire fidèle

Où danse ta silhouette

Un cœur aussi mort

Que mon corps

Et tous ces je t'aime perdus

Que tu n'entends plus...

 

Une lettre ébauchée

Des pardons tus

Ton souvenir indélébile

Une attente infinie

Un désert de solitude

L'horizon noir

Et puis ton visage

Immuable

Sous mes paupières

Toi... tu n'as pas pris une ride

Le temps ne t'a rien volé

Tu es resté le même

Comme sur la photo déchirée

Puis... recollée.

 

Adriana Evangelizt

 

par Adriana Evangelizt publié dans : Mes poèmes
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Jeudi 3 mai 2007

 

En t'attendant...

Tableau de Ciruelo Cabral

 

J'ai brisé

Des millions de rêves

Pris des bateaux

Pour nulle part

Rempli

Des wagons de cafard

En t'attendant...

 

Les bras ballants

Sur une grève

Assassinant

Tous mes départs

Les valises

Déchirées d'aurevoirs

En t'attendant...

 

J'ai pleuré

A n'avoir plus d'yeux

Prié

A ne plus croire en Dieu

Hurlé

A crucifier ma voix

En t'attendant...

 

Et de blasphèmes

En anathèmes

De mots trahis

En pleurs mentis

Mon cœur

N'a jamais dit Je T'Aime

En t'attendant...

 

Adriana Evangelizt

 

 

par Adriana Evangelizt publié dans : Mes poèmes
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 3 mai 2007

 

 

 

Dégringolade

 

Les autres te diront

Que je ris

Que je chante

Mais c'est faux

Je fais semblant de tout...

 

Je traîne mon chagrin

Sur des rives tourmentées

Où ruisselle ton nom

Et même sous mes yeux

Ton regard

Vient chanter à mort

Mes horizons...

 

Je m'étourdis de bruit

De fureur

De lumière

Papillon malheureux

Cherchant à se détruire

Dans des alcools violents

Lorsque tintent les verres

Des menteurs de misère

Des fraudeurs adultères

Qui n'ont pas ton visage

Planant dans ma mémoire...

 

Et à force d'artifice

Pour t'oublier Amour

Je dégringole

Je m'immole

Je m'offre en sacrifice

Pour mourir lentement

Certaine

De trouver dans la mort

Cette paix

Envolée avec toi...

 

Les autres te diront

Que je ris

Que je chante

Mais c'est faux

Je fais semblant de tout...

 

Adriana Evangelizt

 

 

par Adriana Evangelizt publié dans : Mes poèmes
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 3 mai 2007

 

Avec le temps...

 

Avec le temps

Tout s'use

Tout se fausse

Tout s'efface...

La vérité du cœur

L'incroyable beauté

Du corps et de la face

La jeunesse fragile

Et les rires moqueurs...
 

C'est comme toi

C'est comme moi

C'est comme nous

Et comme tous ceux-là

Qui n'en finissent pas

De prendre sans donner

Aux hommes à genoux

Aux femmes abandonnées...


Avec le temps tout part

Tout s'effrite

Tout se casse

Les premiers mots d'amour

Les serments

Les promesses

Les illusions se perdent

Les chimères s'entassent

Sur l'autel de la vie

Qui nous saigne ses messes...


C'est comme toi

C'est comme moi

C'est comme nous

Qui nous sommes perdus

Dans trop de faux-semblants

Dont petit à petit

Je noue et je dénoue

La chaîne de nos vies

Aux lendemains tremblants.

 

Adriana Evangelizt

 

par Adriana Evangelizt publié dans : Mes poèmes
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Dimanche 7 janvier 2007

 

Mourir en Palestine

par Adriana Evangelizt

 

Un jour ici, il y aura des rires de femmes et des enfants gouailleurs... c'est ce qu'elle se dit en avançant dans la rue déserte, défoncée par les chars, sous une chaleur étouffante. Tout est si vide. Si misérable. Si mort. Comme si la désolation s'était abattue sur la petite ville. Pas un chant d'oiseau dans le ciel fendu par un drone. L'Ennemi est aux aguets. Il contrôle tout. Vole tout. Même la terre. Même la mer. Même la vie. Dans sa tête défilent des images terribles. Dans sa gorge, il y a comme un goût de souffre et de sang. Les rires sardoniques des bourreaux éclatent sa mémoire. Elle les a vus humilier... frapper... cracher. Des visages horribles plein de fiel et de haine. Barrés de mauvais rictus. Ils n'avaient plus rien d'humains. Mais dansait au fond de sa tête la silhouette de l'Homme à la longue robe blanche. Il souriait. De Ses lèvres s'envolaient des mots d'or qui calmaient les blessures. Dans Ses yeux luminescents s'ouvrait un chemin infini où il n'y avait pas de place pour la fureur des hommes. Et lorsque son front brûlait, elle le posait dans Ses mains miraculeusement douces à ressusciter les morts. C'est pour Lui qu'elle était venue dans ce pays de rêve transformé en cauchemar. Un pays jadis radieux où le miel coulait à flots pour les nantis. Pas pour les pauvres. Mais ce qu'Il n'avait pu accomplir, elle ne le pourrait pas non plus. Elle voulait juste connaître la même fin de Son destin tragique... mourir en Palestine.

Un léger sourire planté sur les lèvres... elle avance... un jour ici, il y aura des hommes au visage irradié de soleil qui tendront des fruits aux gens venus d'ailleurs. Quand se sera tue la révolte. Quand la terre aura enfin repris sa place dans le cœur de ceux qui la croyaient perdue. Quand les Fils de l'Ennemi ne tueront plus les colombes mais les laisseront s'envoler dans l'azur pour porter l'espoir aux Peuples de l'Univers. Il arrive parfois que le Fils laisse tomber l'Héritage du père, trop lourd à porter. Il rêve d'un monde meilleur où le rire de ses enfants se confondra avec celui de l'Ami possible. Il rêve en secret d'une main qui se tend enfin vers l'Autre... vers l'Humilié n'attendant rien d'autre que ce geste du presque Frère. Il rêve de ce face à face... quand les armes tombent sur le sol ancestral pour laisser la place à l'étreinte fraternelle...  quand le cœur bat si fort du bonheur tant espéré et que naissent les larmes pétries dans la douleur et dans le sang. Les larmes venues du cœur enfin retrouvé. Un jour... les Fils de l'Ennemi en auront assez de mourir en Palestine...

Elle avance, libre dans sa tête... amorçant le virage qui lui révèlera la dernière ligne droite obscurcie par le barrage de l'Ennemi. Elle sait qu'elle est presque arrivée au bout de son chemin. C'est bientôt la fin du voyage. Danse dans sa mémoire, la silhouette endolorie de l'Homme à la longue robe blanche souillée par le déchaînement de l'absurde bêtise humaine. Toutes ces faces grimaçantes deformées par la haine L'injuriant...  Lui ployant sous la lourde croix qu'il Lui faudra porter jusqu'au bout du Calvaire. Parviennent à son esprit les plaintes étouffées du Maître de la Lumière trahi par les forces de l'Ombre. Livré à l'Adversaire par les crucifieurs de Vérité. IL lui montre la Voie. Au milieu des crachats et des insultes, Il sourit encore pour donner plus de détachement au sacrifice qu'elle a consciemment choisi... mourir en Palestine.

Elle avance... la croix dressée sur l'horizon lui apparaît dans toute sa cruelle réalité... énormes blocs de pierre, jeeps, tanks et soldats vêtus d'horribles tenues vertes. Le canan de leur armes miroitantes accroche parfois un rayon de soleil. Tout est si calme. Ici, la vie est interdite. Un no man's land de désolation où les portes fermées des maisons en ruines portent le signe des voleurs d'identité. Un jour viendra où les balcons crouleront sous les guirlandes de fleurs multicolores... où les voix des femmes affairées se mêleront aux rires des enfants heureux de vivre... l'Enfance est le sel de la terre et c'est par elle que se perpétue l'Eternelle Tradition enfouie dans le cœur des hommes. Chacun porte au fond de lui le rêve à réaliser pour les générations futures. Un monde de Paix et d'Amour tracé à la pointe blanche de la Liberté. Un jour viendra où les hommes, ennemis d'hier, s'inviteront les uns les autres pour fêter la venue du nouveau-né... le mariage de l'Ainé... le départ de l'Ancêtre. Il y aura quelque chose de grave au fond de leur regard lorsqu'ils partageront ces moments d'existence. Il y aura le souvenir de tout ce temps perdu à se maudire... à se haïr... à s'anéantir. Toute cette douleur en héritage qui meurtrira encore leur âme lorsqu'ils se feront face, main posée sur l'épaule. Le souvenir est une pierre lourde posée dans le coeur des héritiers. Mais ils tourneront ensemble leur visage vers un demain où le passé volant en éclats n'aura plus sa place. Et où plus aucun d'entre eux ne voudra dans la violence... mourir en Palestine.

Elle avance, toute de noir vêtue... couleur de son propre deuil. Un vent léger se lève soudain dansant dans sa longue chevelure d'or... atténuant la chaleur étouffante rendant l'éther presque irrespirable. Il lui semble entendre comme un murmure. Les fils de l'Ennemi doivent se concerter pour adopter la démarche à suivre... pense-t-elle. Elle connaît par cœur leur comportement prévisible. Cris et vociférations... pour commencer. Quelques rafales tirées en l'air puis autour d'elle... pour l'intimider. Elle ferme les yeux. La centaine de mètres restant à parcourir se fera à l'aveugle. Danse au fond de sa tête les mains douloureuses de l'Homme à moitié nu... déchirent ses tympans les hurlements de douleur quand s'enfonce les clous meurtrissant ses paumes bienfaitrices... suintent les gouttes de sang du Sacrifié sur les parois de sa mémoire... elle remonte lentement les bras à l'horizontale... porter jusqu'au bout le souvenir de l'Ineffable. Se perdre dans le sourire de Sa bouche éclatante aux mots étincelants... diamants de paix distribués pour le bonheur des plus petits... volés par les puissants pour asservir les hommes les obligeant à... mourir en Palestine.

Elle avance...  un sentier lumineux tracé dans son esprit. Fusent dans l'espace les premiers avertissements des Fils de l'Ennemi. Le cliquetis des armes. Va s'intensifiant le murmure. Une multitude de chuchotements semblant venir de derrière elle. Ne serait-elle pas seule sur son dernier parcours ? Les hurlements redoublent d'intensité. Que disent-ils ? Que veulent-ils ? Les premiers coups de feu explosent. Paupières closes, elle avance toujours. Plane au lit de sa mémoire l'ombre d'une croix écartelant un ciel obscur strié d'éclairs. Tout est accompli. Danse dans son esprit, la silhouette de l'Homme à la longue robe blanche. Il vient d'ouvrir la porte luminescente qui dort dans l'âme des mortels.  IL sourit en lui tendant la main pour l'aider à franchir le pont brillant où marcheront un jour les vainqueurs et les vaincus. Les maîtres et les esclaves. Les oppresseurs et les opprimés. Elle y pose son pied lorsque le premier impact touche de plein fouet sa main droite. A peine a-t-elle tressauté. Bras toujours en croix, elle avance encore, poitrine offerte aux balles des Fils de l'Ennemi. La voilà maintenant au milieu du pont céleste où l'entraîne le Prince de la Fraternité. Elle ne ressent que très légèrement le second impact qui a heurté sa main gauche. Un goût acre de poudre s'insinue dans sa gorge. Tant de larmes. Tant de sang. Tant de vies fauchées pour l'harmonie triomphante à venir. Elle suit dans son esprit la silhouette tout en radiance de l'Homme vêtu de la longue robe blanche éblouissante. Les voilà maintenant parvenus de l'autre côté du pont là où le temps n'existe plus. Elle se sent comme soulevée de terre par une vague puissante. Mourir ne serait-ce donc que cela ? Être aspiré par l'Eternité. A présent il lui semble qu'elle flotte dans les airs... le Seigneur de l'Amour fulgurant qui guérit l'emporte au sommet de la montagne sacrée où furent trahies tant de paroles... tantde promesses... tant de serments... elle a l'impression que sa course terrestre est finie. On la couche sur la terre ferme. Une tête se pose sur sa poitrine. Elle sent comme des gouttes de pluie tomber sur son visage... noyer ses lèvres. Les gouttes ont la chaleur et le goût des larmes... le sel de la terre. Elle ouvre enfin les yeux... tout lui parait flou... des ombres s'agitent... dans sa mémoire, l'Homme à la longue robe blanche S'éloigne lentement... Il se retourne une dernière fois... lui sourit tandis que les mains des Fils des Ennemis se joignent au-dessus d'elle  et que l'un d'eux murmure des sanglots dans la voix... "C'est un grand jour aujourd'hui Madame... un grand jour... mais pas un jour pour... mourir en Palestine."

 

 

par Adriana Evangelizt publié dans : Mes poèmes
ajouter un commentaire commentaires (5)    créer un trackback recommander
Samedi 2 décembre 2006

 

Porte fermée

 

 

Elle sont froides comme une lame

Les cinq lettres de ton adieu

Rouges comme le sang

Que tu n'as pas versé pour moi

Chaudes comme les larmes

Où je me noie...

 

Porte fermée

Rideaux tirés

Je suis allongée sur le sol

Les bras en croix

Priant fort

Pour ma dernière heure

Qui ne vient pas...

 

La douleur s'insinue en moi

Jusqu'au vertige

Porte fermée

Rideaux tirés

Ne plus penser...

Briser la souffrance

Le mal et ses racines...

 

Elles sont froides comme une lame

Les cinq lettres de ton adieu

Porte fermée

Rideaux tirés

Je vais soigner cette agonie

Que la mort ne me prendra pas...

 

Adriana Evangelizt

par Adriana Evangelizt publié dans : Mes poèmes
ajouter un commentaire commentaires (4)    créer un trackback recommander

Calendrier

Août 2008
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
             
<< < > >>

Texte libre

Just Foreign Policy Iraqi Death Estimator 

 Votez pour mon blog... merci !

 

BlogueParade.com - Annuaire des Blogues francophones

 

Il y a  1  personne(s) sur ce blog

Mes nouveaux blogs...

Nouvel Ordre Mondial ou Apocalypse

Un monde meilleur

Voir aussi...

Le Porteur de Lumière

Visionnaire

Images aléatoires