L'Elu - 2

Publié le par Adriana Evangelizt

 Voilà donc la suite du roman fantastique... sourire... roman d'anticipation... il faut commencer par le début pour comprendre... la première partie se trouve ICI...

 

 

L'ELU


Chapitre I suite...


Journal de la presque présidente 2


Le discours

le Dimanche 6 mai 2012 en France...

Suite...

L'Elu 1ère partie


Tableau de Design Fera


Voilà. C'était il y a quatre nuits. Pour dire la vérité, après cette conversation je me sentais d'un calme olympien. Et plus j'imaginais Sarko trépignant de rage davantage je baignais dans une sérénité absolue. Pour moi tout était clair. Je serai présidente. Et quelle présidente !

Je te promets Peuple de France que tu ne regretteras pas d'avoir voté pour moi. Je tiendrai toutes mes promesses. Toutes. Même celles que je ne t'ai pas faites.  Par exemple, de réorganiser entièrement les services secrets français qui sont complètement infiltrés par des agents étrangers. Je vois tout. Je sais tout. Même au-delà. Et j'ai pour cela un bon Guide. Celui que tout le monde rêve, sans doute, de posséder.

Ainsi... tout le monde s'ébaubit ou s'ébahit car je prononce ce que l'on nomme des "discours" -dans le jargon politique- sans un seul papier posé devant mon nez. Je ne fais que répéter ce que le Guide me dit. Et par moments, je suis étonnée moi-même de ce que je peux déclamer. Mais la voix résonnant dans mon esprit vient d'un Être sûrement hautement Eclairé. Il sait comment toucher le coeur des peuples. Ils sont là bouche-bée devant moi, lorsque je leur dresse le tableau de la France de demain. Mais aussi par extension du monde futur.

Je donnerai pour exemple quelques extraits d'une de mes harangues prononcée le mardi 1er mai dans une salle archicomble à Bordeaux... eh oui, le 1er mai. Je ne chôme pas, moi ! Pas comme certains qui chôment à longueur d'année et sont pourtant payés une fortune pour gouverner la France mais plus sûrement pour se divertir pendant que les Français se serrent la ceinture.

Lorsque je suis entrée dans l'immense salle, micro en main, accompagnée de mes douze disciples, tous vêtus de longs manteaux noirs comme moi-même, la musique planante, qui détend le spectateur en attendant ma venue, s'est tue tandis que je fus accueillie par une formidable ovation. Je suis restée un long moment à contempler le spectacle jusqu'à ce que la clameur se calme. Des milliers de mains se tendaient vers moi. Des centaines de pancartes s'agitaient. On pouvait y lire "Markus présidente !" "Travailler moins pour gagner plus !" Un de mes leitmotiv de campagne. Une idée fortement suggérée par mon Guide, un de ces soirs où je me sentais tellement exaltée par l'enthousiasme du Peuple qu'à un moment donné j'étais à court d'inspiration. Que pourrais-je encore promettre que je pourrais tenir ? C'est alors que Sa voix à retenti... dis-leur à ta façon "votre père sait de quoi vous avez besoin" (Mat. 6/8). Là encore, à cet instant précis, je ne savais pas ce que j'allais dire... puis les mots ont surgi... et ma voix grave et vibrante a retenti...  "Travailler moins pour gagner plus ! Voilà ce qu'il faut au Peuple de France et, par extension, aux peuples du monde". Inutile de vous expliquer avec quelle joie fut accueillie cette proposition. Mais revenons à Bordeaux...

Pour calmer les hourrah et les bravo, j'ai lancé :

"Peuple de France ! Je te salue ! Et je vous remercie à tous d'être venus si nombreux ce soir." Et là, je peux vous donner ma parole qu'à cet instant précis, je ne savais pas encore le discours que j'allais prononcer tandis que redoublaient les applaudissements. Dis-leur... Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez... (Mat. 6, 25) "C'est à toi que je m'adresse ce soir pour te parler de ce que deviendra ton pays si tu oses voter pour moi. Car effectivement il faut Oser. Oser vouloir le Bonheur et pour cela Oser s'investir dans les nobles valeurs. Je ne vais pas t'offrir, moi, le même triste programme que mon adversaire qui ruine la France depuis cinq ans pour s'enrichir sans vergogne, le dit programme se réduisant en trois mots : Tracas... Famine... Patrouille.

Eclats de rire dans la salle.


"Souvenez-vous... son grand mot ! La rupture ! Ah des ruptures avec lui, on en a connu ! Surtout avec les femmes ! Les ricanements reprennent de plus belle. La rupture ! Son grand mot. Il faut se méfier des mots prononcés par les politiques ambitieux. Ils sont toujours à double-sens et à double-tranchant. Pour la simple raison qu'ils ne sont pas libres mais prisonniers des lobbies qui les ont portés au sommet. Voilà des petits détails qu'ignorent souvent les peuples. Vous avez cru aux promesses d'un monde meilleur,  vendues sans états d'âmes par quelqu'un de peu scrupuleux de votre bien-être à vous, citoyens dont il avait pourtant la charge. Seul comptait, en fait, pour lui de renvoyer l'ascenseur aux bienfaiteurs qui lui ont donné les moyens de se hisser au pinacle. Les dits bienfaiteurs oeuvrant pour des intérêts contraires à la nation puisqu'ils n'étaient que des agents diligentés par une puissance étrangère.  Dis-moi qui tu fréquentes et je te dirai qui tu es. C'est ce que vous devriez demander à tout homme politique qui prétend à un rôle quelconque dans cette République. Ou du moins ce qu'il en reste. Car la République, depuis que Sarkozy est au pouvoir, a pris un sérieux coup de plomb dans l'aile. Qu'en a-t-il fait ? Qu'est devenue la belle et grande France que tout le monde admirait avant votre fatale erreur qui fut de... voter pour Sarkozy. Comment n'avez-vous pas entrevu le danger il y a cinq ans ? Voulez-vous recommencer la même bourde ? Tout pour les riches. Rien pour les pauvres. Le voulez-vous ?"

NOOOOOOOON !!!!!! hurle la foule en délire.

"Alors il ne tient qu'à vous de faire que cela ne soit pas. Je vais vous parler ce soir, encore plus que d'habitude,  sans détour. Avec une excessive franchise. Tout le monde s'attendait au duo final Royal-Sarkozy. Sarkozy en étant lui-même persuadé pour son plus grand bonheur. Il aurait pu ainsi recommencer à régner comme un potentat durant cinq ans. Vivre largement aux frais de la princesse France et de ses vaches à lait. Les traire à volonté même si elles n'ont plus de lait. Là où il y a de la gêne, il n'y a pas de plaisir, pourrait-être sa devise. Et il l'a montré plus d'une fois. Souviens-toi Peuple... une des premières choses imposées par Sarkozy fut de tripler son salaire. Alors que dans le même temps, il refusait d'augmenter les émoluments des plus précaires. Charité bien ordonnée commence par soi-même. Voilà le leitmotiv du bonhomme. Et pourquoi ce triste individu a voulu devenir Président. Se servir avant de servir le Peuple !  240 000 euros par an, est-ce justifié pour sillonner la planète à bord de Jet privé avec la dernière conquête du moment ? Quand on sait que c'est le contribuable qui paye ?"

Grondement sourd  et sifflets de la foule.

"Eh oui... Peuple de France... je comprends ta colère. Travailler plus pour que Sarkozy gagne plus, ce n'était pas tout à fait ce qu'il avait promis au départ.  Mais Môoooooossieur aime le luxe ! Travaillez... prenez de la peine pour que le roi ne manque de rien ! Si encore il méritait son salaire, on pourrait ne pas être trop regardant. Ma conclusion est la suivante... la seule grande qualité -si l'on puit dire- de l'actuel Président, c'est de savoir faire du vent ! Un grand joueur de pipeau ! Pour sûr, si un prix était décerné, il serait sur le plus haut podium. Pas de problème."

Gros rires dans dans la salle.

Il fait tellement de vent qu'il pourrait nous servir de ventilateur ! Mais même cela, il en est incapable. Il parle. Pour ne rien dire. Il noie le populo avec de vagues idées dans le seul but de l'endormir. Et pendant que vous dormez, il écoute la voix des souffleurs qui lui disent... "fais ci... fais ça... mets un tel à ce poste, c'est un homme à nous. Supprime l'impôt sur la fortune. Avantage nos amis. Fais travailler le peuple afin que l'on s'enrichisse tant que tu es là !" Certains vont penser que j'exagère. J'exagère à peine. Et même pas du tout. Car la réalité est encore bien pire que vous ne pouvez l'imaginer. Et puisque tous les journalistes -qui ont laissé instaurer ce système sans jamais récriminer- sont là ce soir, qu'ils fassent leur boulot et qu'ils filment. Nicolas Sarkozy pourra regarder le film tranquillement chez lui cette nuit en fumant son gros cigare, demain, il sera diffusé sur toutes les chaînes françaises. Et étrangères. Je n'ai rien à cacher, moi ! Même... s'il ose insinuer le contraire depuis dimanche. Il faut bien qu'il trouve quelque chose pour me descendre vu qu'il ne s'attendait pas du tout à se retrouver en face de moi le 6 mai. Quand on lui disait le PDP est en progression dans les sondages, il éludait ça d'un geste de la main en disant "Je n'ai absolument rien à craindre d'Angela Markus, cette conspirationniste, et de son Parti du Peuple ! Elle vend des chimères ! Le Peuple m'a élu le 6 mai 2007, il me réélira encore le 6 mai 2012. Je crois aux signes, le 6 est mon numéro de chance. En vous faisant remarquer que les élections présidentielles tombent encore un 6 mai !" Nous tombons effectivement d'accord là-dessus, le 6 est son chiffre. 666.


A suivre...


Adriana Evangelizt

Publié dans Angela Markus

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eva journaliste-resistante a l\'intolerable 07/01/2008 18:51

il faudra Adriana, que je trouve de la place pour mettre des extraits de ton article dans mon blog http://r-sistons.over-blog.com !
j'ai particulièrement aimé "travailler plus pour qu'il gagne plus", bravo tu renouvelles la formule ! Mais tu gagnerais à un peu raccourcir tes textes, à mon avis.
je vais me désabonner ici pour me réabonner sur une adresse où je regroupe tout.
Bises Eva