L'Epée du poète...

 

 

 

La plume, comme une épée, pour combattre l'animal humain, générateur de souffrance chez les autres humains. Celui-là qui affame... cet autre qui opprime... ou bien qui assassine. Le Poète est comme le Prophète. Il n'a nul endroit où reposer sa tête. Tant d'injustices, tant de souffrances, tant de douleur dans ce monde cruel où règnent une poignées de satrapes qui nn'en ont rien à foutre du malheur des autres. Ceux-là, le Poète les méprise complètement. A peine leur reconnait-il le droit d'exister. Être Poète c'est être en guerre permanente contre ces puissants sans honneur, sans valeurs qui s'arrogent le droit de semer autant de cadavres que bon leur semble. N'avoir d'autres armes que des mots contre eux. Mais posséder le droit de pouvoir les haïr pour ce qu'ils sont. Pour ce qu'ils font. Pour leur refus de laisser vivre en paix l'Humanité.  Être Poète c'est être Libre de les juger et de les condamner. Nulle pitié. Nul pardon. Je ne leur accorde rien du tout. Car je ne suis pas venue au monde pour les supporter. Je ne les ai pas élus. Alors de quel droit peuvent-ils m'imposer leurs lois iniques ? Être Poète, c'est transgresser l'illégalité du légal imposé. Qui mieux que moi peut savoir ce qui est bon pour moi ?

Adriana Evangelizt

 

La Messagère

 

Je serai le porte-parole
De vos vérités assassinées
Derrière les barreaux du mensonge
Portant comme une croix
Le drapeau déchiré
De vos causes perdues
Et je vous rejoindrai partout
Dans vos lits de défaite
Vos grabats de misère
Vos matelas violés
Par la sueur des hommes…

Dites-moi le nom de vos exils
La couleur de vos peines
Les murs de ces prisons
Où l’on supplicie l’âme
Dites-moi la noirceur
Des trottoirs
Où vous brisez vos rêves
Et ces doigts pointés sur vous
Comme des mitraillettes…

Dites-moi ce chemin miné
Sur la page de vos vies
Cette marge dessinée
Par l’incompréhension
Cette marge
Où vous tremblez vos coeurs
Jusqu’à la déchirure...
Dites-moi tout
Vos douleurs sont les miennes
Vos doutes me taraudent
On vous a volé le monde
Fantômes de la nuit
Qui souffrez sous ma plume
A saigner chaque page…

Dites-moi tout
Je serai votre messagère
Et j’écrirai sur le mur rougi
De vos illusions
Des mots arrachés au néant
Des mots à crucifier
Les consciences fermées
Il y en aura tant
Que vous les verrez flamber
Vos horizons
Tels des étoiles
Incandescentes
Constellant vos regards…

 

 

 

Adriana EVANGELIZT

 

 

 

Jeudi 7 décembre 2006

Les phrases en gras sont des liens...

 

Comment je me suis intéressée à la Palestine...

 

 

 

Cet article est un préambule au second que je posterai juste après où je vais parler bien évidemment du voyage tant commenté de Royal puisque j'ai un blog sur elle et que je reçois des courriels innombrables me demandant presque des explications sur sa conduite comme si c'était moi la coupable. Comme quoi, quand on a le malheur ou le bonheur de s'intéresser à quelqu'un et que l'on y met du coeur en bon poète passionné, on subit de toutes parts des critiques pour le choix de telle ou telle personnalité que l'on a choisi de mettre en exergue car on l'aime bien au fond. J'ai eu le même problème avec mon blog Johnny Hallyday lorsqu'il s'est fait alpagué par Sarkozy pour sa campagne. Il n'y a qu'à lire les commentaires pour comprendre. Je vais donc essayer d'expliquer certains points de détail pour être bien claire quant à mes blogs politiques et essayer non pas de dédouaner Royal de ses erreurs mais essayer de trouver une explication à certains anachronismes que nous avons pu remarquer dans ses propos ou son comportement lors de son voyage...

Comme je le dis et redis, je ne suis pas une politique. Je suis bien trop idéaliste pour l'être. J'ai pris ma première carte d'électeur à 43 ans. C'est vous dire que -jusqu'à cet âge- je m'intéressais fort peu à ce qui se passait dans mon pays de ce côté-là tout comme j'ignorais tous les problèmes du monde y compris le conflit israélo-palestinien. Je naviguais dans un autre monde... Au grand dam d'ailleurs de mes maris successifs et amis engagés qui eux votaient et ne comprenaient pas ma démarche.

Il a fallu un repas entre amis artistes où nous étions quatre à ne pas avoir de carte d'électeur pour qu'une polémique éclate à ce sujet. Nous étions une vingtaine de personnes attablées avec les étiquettes socialistes, UDF et un affilié au Front National. C'est à cause de ce dernier d'ailleurs que les choses se sont précipitées. A un moment donné, il a sorti des propos franchement racistes, ce qui m'a mise très en colère ainsi que mes trois autres copains "désencartés". Le ton est monté, nous nous sommes tous mis à le harrasser quand il nous a rétorqués, "Vous quatre, de toute façon, vous avez juste à fermer votre gueule, vous ne votez pas !" Nous avons eu beau répliquer que ce n'est pas parce que l'on ne votait pas que l'on ne pouvait pas s'exprimer, rien n'y a fait. Nous avions tort. Même les autres l'ont presque approuvé. Nous étions sidérés. Le plus raisonnable de la tablée, nous a simplement dit "Il est un fait que si vous aviez votre carte d'électeur, on pourrait au moins croire que votre vote pourrait peut-être changer les choses. Mais là qu'en est-il ?" Ca nous a cloué et vexé, il faut bien le dire. Un peu comme si nous étions des parias. Grosso modo, on s'est entendu que si l'on voulait ramener notre fraise la moindre des choses était de s'impliquer. La leçon a porté ses fruits.

Nous étions je me souviens au mois de décembre et il ne restait que quelques jours pour s'inscrire afin de pouvoir voter aux prochaines élections. Le lendemain, nous sommes allés tous les quatre à la mairie. Comme quoi quand on dit certaines vérités, surtout si elles sont blessantes, cela peut entraîner un changement. Une chose dont je suis absolument convaincue maintenant. Nous étions de toute façon tous les quatre gauchistes. Nous nous sommes aussi inscrits au Parti Socialiste dansla foulée. Mais en 2002, il y a eu la tuile Jospin. De colère, nous avons déchiré notre carte. Puis en 2003, j'ai acheté un ordinateur sur l'instance d'un ami qui me baratinait que le Net était formidable, que je devrais le prendre et poser mes poèmes sur la toile. A cette époque là, je ne m'intéressais toujours pas aux problèmes du monde. Et j'ai commencé, en fait, à m'intéresser à la Palestine non pas par rapport au conflit israélo palestinien mais suite à mon accident, mon coma et le voyage dans l'au-delà qui s'en est suivi où je me suis trouvée face au Galiléen. Moi qui ne croyais ni en dieu ni en diable mais versée malgré tout dans la parapsychologie, l'occultisme, l'ésotérisme, le spiritisme et faisant partie de divers cercles allant dans ce sens... cette rencontre inattendue a chamboulé ma vie a fait que je me suis intéressée à la Palestine par le biais de Ieschoua. J'ai acheté une multitude de livres pour en savoir davantage sur sa personne, sur le pays où il avait vécu et dès que j'ai eu le net, j'ai continué mes recherches.

Avant, j'entendais, bien sûr, mes amis en parler. Mais tout ce qui avait trait à la guerre ne m'intéressait pas. Mieux, les informations de 13 h et de 20 h étaient pour moi rabat-joie et je ne les regardais pas. Et puis un jour, un ami est arrivé chez moi dans tous ses états. Il venait de se fâcher avec son père et ils en étaient même venus aux mains. Je me souviens, j'étais devant mon ordinateur en train de poser mon roman La légende de Lucifer, le Porteur de Lumière sur le net... vous pouvez regarder la date en bas, c'était le 13 décembre 2003. Il allait et venait dans la pièce surexcité, en proie à une grande fureur en ne cessant de répéter  "C'est fini ! Fini ! Fini ! J'ai mis une croix sur mon père, je ne le verrai plus jamais. Plus jamais !" Et il tapait du pied pour ponctuer ses dires "Plus jamais !" Puis il s'est planté devant moi et d'un air accusateur, il m'a lancé : "Mais toi, de toute façon tu t'en fous ! Tu te fous de tout ce qui est important Adriana ! Quand je te parle, t'écoute rien ! Et depuis que t'as eu ton "accident", c'est pire encore ! Madâââme est devenue mystique !" Il fallait le voir quand il a prononcé Madâââme. Je pense que j'ai du blêmir sur l'instant. J'aimais beaucoup mon Ami et je pensais franchement que c'était réciproque. Mais la façon méprisante dont il m'apostropha fut comme une gifle. Je me suis levée d'un bond pour lui faire face. "Ce n'est pas parce que tu t'es fâché avec ton père que tu dois m'en rendre responsable ! Modère tes propos, Sam ! Modère ! Qu'est-ce que tu me reproches à la fin ?" A ce moment-là, deux autres copains sont arrivés qui étaient déjà visiblement au courant de la dispute de Sam avec son père.  Bien qu'après coup, j'ai pensé que l'irruption soudaine de David et Chris n'était peut-être pas due au hasard. Mais le hasard existe-t-il  ?

La veille, j'avais trouvé dans une brocante un vieux livre de Daniel-Rops intitulé "La vie quotidienne en Palestine au temps de Jésus"... David s'en est saisi et a dit narquois après avoir lu le titre... "Qui a dit qu'Adriana ne s'intéressait pas à la Palestine ? Elle s'y intéresse. Mais elle a, sur la question,  2000 ans de retard." Terrible. Terrible l'impression que j'ai ressenti à cet instant précis. Ils me regardaient tous les trois avec un drôle d'air d'où il ressortait que j'étais coupable de quelque chose qui m'échappait. "Si tu t'intéresses vraiment à Ieschoua le Juif Palestinien, il est alors indispensable que tu saches ce qu'est devenu son pays sous l'impulsion du Sionisme. Sais-tu ce qu'est le sionisme ?" Pour moi, le Sionisme était un parti politique comme le communisme ou le socialisme. J'avais déjà entendu mes amis débattre sur le sujet, je savais qu'ils avaient des divergences avec leurs parents de ce côté-là mais comme tout ce qui avait trait à la politique tant française que mondiale n'était pas ma tasse de thé, je ne participais pas au débat, mieux, je m'échappais à la moindre occasion. Ca me barbait.

Il était écrit quelque part que le 13 décembre 2003, le Sionisme allait m'être dévoilé et ce qui se perpétrait en Palestine aussi... Sam s'est assis devant l'ordinateur et a entrepris, pour commencer, à me montrer des photos... "Voilà comment sont traités les Palestiniens sur leur terre... Voilà ce qu'est devenu le pays de Ieschoua. Crois-tu que c'est ce qu'il voulait ?" S'en est suivi une longue leçon.... l'occupation... la colonisation... les destructions de maisons... le vol de terre... les bombardements... les assassinats...  le racisme... la Résistance... le Sionisme... "Crois-tu que nous sommes fiers d'être Juifs ? Même si nous ne sommes pas religieux, nous portons ceci comme une croix. Cela fait plus d'un demi-siècle que cela dure et bientôt c'est une guerre mondiale qui va jaillir de là. On ne peut pas être Juifs et cautionner cela. Ceux qui le cautionnent sont Sionistes. Comme mon père ! Tu aimes Ieschoua, tu as adoré ta grand-mère... sois bien sûre qu'ils te regardent de leur ciel... penche-toi sur la Palestine si tu as l'âme d'une artiste. Et donc de quelqu'un de juste." Ce à quoi j'ai rétorqué que je ne voyais aucun artiste reconnu engagé pour la Palestine.

Mais à chaque question que je posais, chaque problème que je soulevais, mes amis trouvaient la parade et systématiquement, le mot Sionisme revenait. "Ils musèlent la presse. Ceux qui ont le malheur de dénoncer quoique ce soit sont victimes d'une cabale sans précédent. Ils sont interdits de télé, les écrivains interdits de maison d'Edition. Il y a tout un tas d'organisations en France qui veillent à cela... le Crif étant la plus représentative de ce qui se passe vraiment. On n'est plus en France, on est en Israël. Même les politiques sont obligés de baisser leur froc !" Le Crif était pour moi un mot chinois. D'habitude lorsque quelqu'un m'apprend quelque chose que j'ignorais jusqu'àlors, j'ai l'habitude de dire "Ce soir je me coucherai moins con que je ne me suis levée." Mais le 13 décembre 2003, je me suis trouvée plus con que con et plus bête que tous les imbéciles pour ne m'être jamais intéressée au problème "palestinien". Mieux, je tombais de haut. Mais pire que tout s'est insinué dans mon esprit que mes amis me mentaient peut-être. Car si j'avais toujours plus ou moins cru à l'invisible, là cela me semblait si "gros" que j'ai eu un doute. "Mais pourquoi laisse-t-on faire si c'est si injuste ?" "Parce que les gens qui sont au sommet du Sionisme sont des gens très puissants." A chaque question que je posais, il y avait une réponse d'où le mot Sionisme n'était jamais absent. Lorsque mes amis sont partis à 4 h du matin, j'étais sonnée. Complètement. J'ai éteint l'ordinateur et je suis partie me coucher totalement perturbée par toutes ces révélations.

Et le lendemain, j'ai décidé de commencer à mener ma propre enquête avec mes moyens propres et mes connaissances imbriquées dans certains milieux avec qui je n'avais jamais abordé cette question. Et je suis allée de découverte en découverte, d'étonnements en révélations et de révélations en consternation. Je ne vais pas maintenant me lancer dans le fruit de ma recherche aidée en cela par nombre d'acteurs qui m'ont été d'un grand secours mais je dirai que comprendre la "dimension' du Sionisme et de sa répercution dans le monde ne peut pas se faire en un jour. Il faut déjà comprendre que cette idéologie ne vient pas de Palestine et des Juifs Séfarades mais des pays de l'Est donc des Juifs Ashkénazes. Et que les premiers n'étaient souvent pas d'accord avec l'arrivée des seconds et ce qu'ils ont instauré. Tout ça, pour en venir à Ségolène Royal et à son voyage au Proche-Orient...

 

La suite ICI...

 

Adriana Evangelizt

par Adriana Evangelizt publié dans : Moyen-Orient
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