La Mort n'existe pas...

Publié le par Adriana Evangelizt

 

La Mort n'existe pas...


 

 

Depuis quelques temps, je vois mes connaissances s'en aller les unes après les autres. J'entends par s'en aller, Mourir. J'entretiens avec ce que l'on nomme la Mort une relation particulière. Je n'ai pas peur d'elle. Aussi quand un de mes amis meurt, je ne pleure pas. Je n'éprouve nul chagrin. Pour moi, mon Ami n'est pas mort. Il est Ailleurs. Il est dans un monde invisible dont j'ai déjà franchi les portes par deux fois. Je ne vais pas me relancer dans ce récit que j'ai déjà posé sur un autre site.

La première fois en me réveillant d'un petit coma suite à un accident, j'avais comme l'impression d'avoir rêvé. Les images dansaient dans ma tête. La mémoire imprime tout. Les images d'ici. Les images de là-bas. Lorsque je suis revenue chez moi après avoir quitté l'hôpital, elles m'obsédaient encore. J'étais en train de faire quelque chose quand soudain, il y en avait une qui surgissait, puis d'autres. C'était comme un film assez flou mais persistant. Je m'en étais ouvert à une de mes amies qui, comme moi, croyait en la vie après la mort. Elle était persuadée que j'avais connu une expérience de mort imminente, que j'étais partie là-bas puis revenue. Personnellement, j'étais sceptique. Je pensais plutôt que j'avais fait un rêve. Mon amie en avait profité pour me glisser "Tu devrais changer de vie. Ceci est un avertissement. Tu fais trop la fête !"

Et oui, à l'époque je faisais beaucoup la fête. Nous étions une bande de noctambules effrénés qui écumions pubs, bars, boîtes, restos jusqu'à tomber par terre parfois. Les gens qui font la fiesta ont besoin de bruit et de monde pour exister. De frime aussi. C'est un monde où j'ai longtemps évolué. Un monde superficiel où l'on dépense beaucoup d'argent et d'énergie pour récolter quoi au bout du compte ? Quand on commence à se poser cette question, c'est que l'on sait déjà au fond de soi que l'on gaspille son temps pour rien. Aussi lorsque mon Amie m'a dit que je devrais changer de vie, elle était un peu comme l'écho de ma conscience qui les jours de gueule de bois me disait : "A quoi ça rime ?" Je me promettais alors de me ranger des vélos et de me consacrer à ce que j'aimais faire. La Lecture et l'Ecriture. Mais j'ai souvent trahi ma promesse. Et par là même, je me trahissais à moi aussi. Car les fêtards, voyez-vous, sont un peu comme les drogués ou les alcooliques. Ils sont accros. Il leur faut leur dose de soirées alcoolisées et de nuits blanches. Il leur faut un aéropage autour d'eux. Et de la musique. Des rires. Des regards brillants où se perdre. Je ne passerai pas sous silence, bien sûr, l'herbe bleue qui circule. Le royaume des noctambules est peuplé d'êtres que l'on ne croise pas la journée. La nuit est leur domaine. Parce que la nuit tout est permis. Ou presque.

 

Personnellement bien qu'ayant fréquenté tous les milieux, j'ai fait en sorte de m'arrêter juste au bord du précipice. Curieuse de tout, je pratiquais l'art de l'infiltrage sans pour cela me plonger dans le possible abîme des infiltrés. Pour connaître un monde, un milieu, un cercle, une société secrète, il faut en faire partie. J'avais compris cela très jeune. Mais j'ai aussi appris que la Liberté est essentielle pour l'Infiltreur. Il ne faut surtout pas qu'il se laisse séduire ou acheter. Il ne doit appartenir à personne d'autre qu'à lui-même. Être son propre chef et son propre Maître. Être l'Elu de son destin. Et pour garder conscience de ce destin particulier après avoir ingurgité moult coupes de champagne, il faut, voyez-vous, que votre âme soit suffisamment lumineuse et forte pour ne pas vous faire succomber aux charmes des sirènes. Que celui qui a des oreilles entende ! Imaginez combien fut palpitante la vie de votre serviteuse. Et combien elle l'est encore d'ailleurs. Sans la fête. A une époque, justement, où les têtes de la Bête ne cessent de s'infiltrer en tous lieux et en tous pays, il est très important d'être bien placé au bon moment et au bon endroit. Pour connaître l'Adversaire, il faut naviguer dans sa sphère. Être près de lui. Dans son entourage. Et qu'il croit même que vous êtes son Ami. Vous dire un peu le jeu subtil auquel nous pouvons nous prêter. Mes amis et moi-même. Je vous reparlerai de cela un peu plus tard...

Le premier accident ne m'ayant donc pas servi de leçon, je me suis promis de ne plus faire la fête mais 15 jours après, je trahissais ma promesse. Recommençant de plus belle avec mon troupeau de noctambules. Jusqu'à ce qu'un accident beaucoup plus grave ne survienne quelques années plus tard. Un choc assez violent où j'ai eu comme l'impression d'être projetée de mon corps avec force et me suis retrouvée en train de me contempler au-dessus de moi-même, comme morte dans la voiture. C'est assez stupéfiant.

 

 

Lorsque je suis sortie du coma, je baignais encore dans l'atmosphère extra-terrestre que je venais de quitter. Toutes les images étaient dans ma tête. Bien précises. Elles m'ont même arrachées des larmes tellement j'étais bien là-haut. J'aurais voulu y rester.  Si on puit dire "en haut". Car en fait c'est un monde parallèle invisible. Tout en lumière. On ne voit la lumière cependant qu'après avoir franchi une sorte de vortex sombre. Depuis que j'ai connu cette expérience, je n'ai plus peur de la mort. J'ai compris que nous ne sommes que de passage, ici. Au travers d'un corps. Ce corps n'est que le véhicule de l'Être invisible qui nous habite. C'est aussi sa prison. Cet être invisible, je l'appelle Âme.  C'est pour cette raison que la mort est pour l'Âme une délivrance. Elle retourne enfin vers son pays qui lui a tant manqué. Elle retrouve toutes les autres âmes qu'elle connaît depuis la nuit des temps. Quelques unes se sont incarnées en même temps qu'elle. Ce sera ton père, ta mère, un ami... un amant... parti avant elle. Et lorsqu'elle franchit la Porte de lumière, elles sont toutes là à l'attendre. Elles fêtent déjà son retour. Elles sont heureuses de la revoir et elle aussi. Elle n'est pas dans un monde inconnu. Ici, l'Âme est en exil. Si l'individu qu'elle habite mène une existence qui n'est pas en accord avec elle, comme c'est souvent le cas, elle vit mal dans ce corps et cela se traduit par des tristesses, du cafard, des dépressions ou de l'alcoolisme, des penchants pour la drogue, tout un tas d'accoutumances à des substances pour parvenir au paradis qui dort au fond de ton âme malheureuse. Les maux de l'âme sont tragiques pour l'être humain. Ils peuvent causer de gros ravages. Nous en voyons chaque jour l'effet au travers des drames de notre société. Il y a de plus en plus de violence, de plus en plus d'enfants qui meurent assassinés parce que l'énergie de l'âme mal maîtrisée  se transforme en mauvaises pulsions chez l'être primaire qui, par méconnaissance de l'existence de son âme et de son fonctionnement, n'est rien d'autre qu'un fauve qui n'a plus rien d'humain.

La clef de l'équilibre du monde se trouve dans la Connaissance de l'Âme. Car l'Âme sait tout et peut beaucoup. Pour bénéficier de son Enseignement et de son Pouvoir, il faut en déchiffrer les arcanes toi-même. Savoir que l'on vient ici un peu comme si l'on partait en vacances. Mais au bout d'un certain temps, on sait qu'il faut revenir chez soi. La Mort n'existe pas. Et tous ceux qui sont missionnés pour livrer des combats le savent. L'adversaire peut les tuer ce soir. Dans huit jours, ils se réincarneront et dans vingt ans ils seront à nouveau face à l'Adversaire. L'Adversaire souvent ne sait pas cela. En tuant un de ses ennemis, il pense "un de moins". Il ignore que quelques années plus tard, celui qu'il a tué se présentera à lui sous un autre visage. L'Âme n'oublie rien. Et quelque part, au fond d'eux, ceux que l'on nomme les kamikases sont conscients de cela. Ils ne sont pas capables de l'exprimer en ces termes car ils ignorent la Science de l'Âme. Mais elle a su leur en insuffler l'Esprit. Ils n'ont pas peur de la mort. Ils se sacrifient pour lutter contre l'oppresseur. D'autres se sacrifient pour la Justice. D'autres encore pour la Vérité. Chaque âme lumineuse a sa Mission précise mais un seul but : vaincre les Âmes damnées de l'Ombre.

 

Adriana Evangelizt

 

 

 

 

 

Publié dans La Science de l'Âme

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Beltschatsar 19/11/2006 21:55

Belle analyse Adriana!Continuez votre combat!Amitiés rebelles,Dan