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  • : Adriana Evangelizt Poete Rebelle Mystique Libre-Penseuse
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  • : poesie
  • : Le Poète -le vrai- porte la croix du monde dans son coeur. Il y trempe sa plume et écrit dans son sang le malheur des hommes et leur espoir. Dénoncer, accuser, se battre pour la Liberté, tel est son destin.
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Samedi 28 octobre 2006

 

 

 

 

VINCENT

A Van Gogh...

 

  La nuit étoilée... juin 1889

 

Il peignait des soleils
Trop ronds
Pour échapper au cercle infernal
Qui trottait dans sa tête
A en perdre la boule
Sphère illogique de sa raison
Et toujours ces soleils
Trop jaunes
Sur fond de champs de blés
Trop penchés
Du mauvais côté
Comme si sa silhouette
Voulait s’accrocher à ces soleils
Toujours ces soleils…


Obsession ?
Ou alors ?
Dis moi Vincent
Tous ces soleils
Illuminaient-ils
La nuit infinie
Qui plombait ton regard.

 

 

Adriana Evangelizt


 


par Adriana Evangelizt publié dans : Mes poèmes
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Samedi 28 octobre 2006

Alors... deux mots sur Johnny qui, dans la période difficile de mon adolescence -toujours à cause de ma mère- symbolisait la Révolte et la Rébellion... on peut même dire que si j'ai eu la passion des motos et du cuir très jeune, c'est à lui que je le dois. Par contre, il me déçoit beaucoup de s'être acoquiné avec Sarkozy. Je vois un peu cela comme une trahison. Cela casse un peu son image. Dommage. Si vous voulez voir quelques clips où il chante, j'ai créé un blog pour lui... La Dernière Idole...

 

 

L’IDOLE

à Johnny Hallyday...


Des spots tournoient
Soleils fous
Fulgurant l’espace
Sunlight irréels
Miroitant ta peau
Pleurent tes yeux
Où dansent des vagues outremer
D’un bleu trop intense…

 


Lasers violents
Zébrant sur la scène
Ton immensité
Blonde étoile
Paroles explosée au micro-révolte
Paroles arrachées aux tourments de l’âme…

 


Musique électrique
Vibrations métalliques
Pour ne plus entendre
Le bruit de tes chaînes
Toutes ces chaînes
Entraveuses de pas
Trop bleu ton regard
Crevant l’océan écumeux du rêve
Et l’idole ride l’homme
Qui vendit un jour son âme à la gloire.

 

 

Adriana Evangelizt

par Adriana Evangelizt publié dans : Mes poèmes
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Samedi 28 octobre 2006

 

 

TAXI DRIVER

 

Les feux défilent
Soleils changeant de couleur
Vert orange rouge
Il préfère la nuit
Mystère et odeurs
Clients louches
Femmes fardées aux bouches
Dévoreuses d’éternité
Escarmouches
Venant pigmenter
La morne routine
Des jours de spleen
Et puis cette fille
Qu’il enlève tous les soirs
Dans son carrosse
Au même endroit…


Cheveux en brosse
Parfum aérien
Robe de soie
Ses yeux sont des soleils
Plutôt verts
Mais si tristes
Elle ressemble à une artiste
Dont le rôle serait un enfer…

 

Il prend son temps
Rétro braqué sur le visage
Dont il s’est tatoué au cœur
Chaque trait
Même en plein jour
Lorsqu’il enrage d’y penser…

Mais ce soir lorsqu’il l’a déposée
Coup au cœur
Prunelles en pleurs
Voiture en deuil
Elle s’est enfuie en courant
Sans prendre la monnaie...

Les feux défilent
Soleils noirs
Couleur de ses yeux
Noyés de cafard.

 

Adriana Evangelizt

par Adriana Evangelizt publié dans : Mes poèmes
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Samedi 28 octobre 2006

 

 

 

 

SENTINELLE

 




Des heures déployées
Au bout de mon regard
Des crépuscules rouges
Où je verse mon sang
Des aurores blafardes
Après des nuits trop blanches
Et toi dont le chemin
S’est perdu quelque part
Dans le deuil des étoiles
Dans le voile des lunes
Dans le suaire bleu
Des océans perdus
Toi dont je suis
Le guetteur sur le fil du rasoir.

Des routes inventées
Aux plis de ma mémoire
Des sentiers torturés
Où je ride les ans
Des calvaires où j’éclate
Mon cœur comme une croix
Et toi dont l’âme égarée
M’appelle quelque part
Dans les rosées du ciel
Dans les larmes du vent
Dans les embruns bleutés
De mes incertitudes
Toi sentinelle figée
Sur le bord de mes gouffres.



Adriana Evangelizt

par Adriana Evangelizt publié dans : Mes poèmes
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Vendredi 27 octobre 2006

 

 

 

Un monde de malheur

 

 

Je n'accepte pas de leçons d'individus qui finalement n'ont rien à m'apprendre. Absolument rien. Bien au contraire. Plus je les écoute, plus je les regarde et davantage je me dis que nos visions divergent totalement. Eux, ne font que répéter -comme des perroquets- ce que leurs éducateurs leur ont inculqué. Ils n'ont pas cherché à savoir si ce qui semblait vrai l'était. Une fois parvenu à l'âge adulte, ils ont suivi la route tracée par d'autres qu'eux. L'endoctrinement s'est avéré payant.

Et aujourd'hui, ils essaient de convaincre le monde entier du bien-fondé de leur parti-pris. Ils croient que c'est une bonne cause. Fermant leur conscience à certaines alertes, ils y mettent de surcroît un mouchoir par-dessus pour éviter de penser ou de se poser les bonnes questions. Est-il normal de haïr ton voisin parce qu'il n'a pas la même religion que toi ? Personnellement, je mets toutes les religions dans le même sac lesté de plomb pour qu'il sombre dans l'océan...

Les religions sont des prisons où les interdits remplacent les murs de béton, les barreaux d'acier... elles font de l'Amour un péché... de la femme une réprouvée. Même les animaux payent le prix de cette imposture. Crois-tu vraiment qu'en sacrifiant un bélier tu seras exonéré des crimes que tu as commis ? Non. Là, tu ajoutes un crime à un autre crime. Un malheur à tous les autres malheurs que tu as semé dans ton existence. Et il faut avoir subi un sérieux lavage de cerveau pour ne pas être conscient de cela. Ne pas savoir où se situe le Bien et le Mal.

La règle numéro UN, c'est de respecter la Vie. Où qu'elle se trouve. Ceux qui faillissent à ce précepte ont opté pour le culte de l'Ombre et de la Mort. Ils prennent plaisir à provoquer la souffrance parce que c'est soit-disant écrit quelque part. L'Essentiel n'a pas été martelé sur la pierre. Et pourtant c'est la Loi Univserselle. Il n'y en a qu'une. Vis en harmonie avec toi-même et avec ce qui t'entoure. Ce qui implique, il est vrai, un certain effort à faire sur sa personne. Maîtriser sa propre violence n'est pas chose aisée. Mais quand on observe le monde autour de soi, on comprend vite que la violence n'est pas maitrisée du tout et que l'on s'en donne à coeur joie pour cogner sur tout ce qui bouge. Les femmes, les enfants, les personnes âgées et les animaux sont les premiers sur la liste des victimes. Dans tous les pays de la planète. Et personne n'a jamais pu empêcher cela, on peut même dire que c'est de pire en pire.

Je pense qu'une sérieuse réforme des mentalités s'impose. La décadence des valeurs envahit l'espace planétaire à un tel niveau que l'on a du mal à respirer. Un vrai cloaque. Du bas jusqu'au sommet, règne une telle déglingue et une telle puanteur que je me pose chaque jour les questions suivantes : Qu'est ce que je fous dans ce merdier ? Et vais-je être obligée de supporter toutes ces immondices encore longtemps ?

Oui, je sais, ça fait un peu cru comme ça mais c'est ce que je pense. Quand je vois toutes les injustices que subissent des tas de Peuples ou de personnes et que les dirigeants des Etats laissent faire, je me dis qu'il y a franchement quelque chose qui ne va pas. Puis je me pose encore diverses questions. Pourquoi ne disent-ils rien ? Pourquoi l'Irak ? Pourquoi la Palestine ? Pourquoi la Tchétchénie ? Pourquoi le Soudan ? Et pourquoi les femmes n'ont pas le droit de passer le permis de conduire en Arabie Saoudite ? Dans ce style, il y aurait des millions de pourquoi. Pourquoi personne ne tape un grand coup sur la table en gueulant "Ca suffit !". La réponse est simple. Ils ne disent rien car ils ont peur et la peur rend lâche. Les grands chefs d'Etat ne veulent pas de problèmes entre eux, ils sacrifient les Peuples. Ils les sacrifient pour des intérêts diplomatiques. La vie des personnes n'a pas d'importance pour eux. Il en meurt des milliers tous les jours parce que des Barbares en costard ont décidé de piller leur pays. Si toi, tu braques une banque, tu prends vingt ans mais eux peuvent piquer tous les territoires et tout le pétrole qu'ils veulent, ils ont le droit. Voilà le monde où nous vivons et qui en tire les ficelles. Des voleurs et des assassins sans foi ni loi. Le droit par la force.

Je pense qu'il est grand temps d'inverser la manoeuvre. Et de virer les usuparteurs. Parce que ces tristes sires ne nous rendent pas heureux. Loin s'en faut. La souffrance qu'ils génèrent gagnent même les pays où ils n'ont pas encore posé leur férule. Des milliards de gens sont malheureux par leur faute. Comment peut-on être heureux quand des innocents sont massacrés et que ceux qui perpètrent ces crimes ne seront jamais embastillés. Eux bénéficient de l'impunité la plus totale. Et c'est pour cette raison d'ailleurs qu'ils en rajoutent chaque jour un peu plus dans le sordide. Ils ont raison de tirer sur la corde, elle ne va pas tarder à rompre.

 

Adriana Evangelizt

 

 

 

par Adriana Evangelizt publié dans : Réflexions, Idées, Pensées
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Vendredi 27 octobre 2006

LES POËTES MAUDITS



 

Ils sont passés un jour sur le fil du rasoir
Il le fallait
Il leur fallait le baiser froid du métal
Vibrant comme une lame
Pour foudroyer leur âme
Et atteindre cette beauté insaisissable
Transcrite dans le verbe
Purifiée par les mots
Que leur cœur tatouait
Sur les pages blanches de l’éternité…
Il le fallait
Pour nous souffrir encore
Longtemps après leur mort
Leur mort… étoile rouge de leurs nuits sans sommeil
Planant sur les rives meurtries de nos insolitudes
Faussement comblées…



Ils ont marché un jour sur les pointes d’acier
De leur abîme bleu
Il le fallait
Il fallait ce vertige pour supporter leurs corps
Détestable prison
Il leur fallait étreindre l’agonie suffocante
De l’extase
Ces ravins lumineux qui dorment sous les rêves
Sous l’éclair des consciences
Dans le brûlot de nos mémoires…


Il le fallait
Pour inventer l’idée
Et recréer l’image
Approfondir les chemins diffus de l’absolu
En éclatant les rimes
Leur souffle suspendu
Entre néant et rien
Entre sang et douleur
Et puis ce mal de vivre...


Antonin Artaud... Nelligan... Rimbaud...
De Nerval... Verlaine... Saint-Denys Garneau...
Lautréamont... Hölderlin... Edgar Poe et tant d’autres...
Maillons tourmentés d’une chaîne
Condamnée à l’avance
Où êtes-vous mes frères ?
Souvent je m’écartèle aussi
Afin de vous rejoindre
Dans ces nuits
Où les mots ont vos bruissements d’ailes...



Adriana Evangelizt

par Adriana Evangelizt publié dans : Mes poèmes
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Samedi 14 octobre 2006

 

La liberté volée de l'enfance

 

 

La liberté est une "chose" qui s'obtient à la force du poignet, si je puis dire. Pour le poète, elle est essentielle. Dès son plus jeune âge, il rêve d'être libre. Je dis bien il "rêve" car la liberté n'est qu'une utopie. Où que je tourne les yeux, je ne vois que servitude et obligations. Et moi-même je suis tributaire de tout un tas de contraintes dont je me passerai bien. La première étant l'argent. Sans lui, tu ne peux rien faire. C'est donc la première plaie que tu subis dès que tu nais.

Selon que tes parents soient riches ou pauvres, tu seras élevé dans le dénuement le plus complet ou bien tes géniteurs essaieront de t'offrir le maximum de ce qu'ils peuvent t'offrir. Ainsi l'autre jour, je lisais que le "pauvre" Sarkozy n'a pas eu une enfance heureuse et qu'il gardait souvenir "de saumon fumé sous cellophane" qui le dégoutait. Des pauvres qui mangent du saumon déjà, pour moi ne sont pas si miséreux que ça. J'aurai bien aimé avoir du saumon fumé dans mes tendres années. En fait en guise de saumon fumé, j'ai souvent eu droit le soir à un bol de café au lait où trempait du pain sans beurre. Une sorte de bouillie infâme que je n'arrivais pas à avaler malgré les incessants "mange" de mon cerbère de mère. Je faisais tourner ma petite cuiller dans la patée jusqu'à obtenir une sorte de purée marron clair et plus je tournais moins j'avais envie d'avaler. Une bonne assiette de "saumon fumé même sous cellophane" serait sans doute mieux passée. Mais, en l'occurence, je n'avais qu'une seule liberté, celle d'avaler de gré ou de force ce truc si peu appétissant. Je mangeais donc et j'y mettais le temps. Et plus je mettais de temps plus ma mater se mettait en colère. Cela finissait invariablement par des coups puis illico presto, on me couchait. Bien évidemment, la tension, les larmes, la colère rentrée faisaient que je vomissais dans le lit et là, je prenais encore une "raclée" pour m'apprendre à vivre. Tu vois, dans ces conditions-là, la Liberté prend très tôt des airs de prison. Et tu n'as qu'une idée, t'évader.

Seulement, tu voudrais te faire la belle mais tu ne peux pas. Parce que tu es un enfant, que tu es tributaire de ceux qui t'élèvent et que tu aies obligé de subir ce qu'ils ont envie de te faire subir. Il y a des milliers d'enfants sur notre sol martyrisés par des parents autoritaires ou indignes. A peu près 300 000.  Le cas de Véronique Courjault qui a tué trois bébés en est un exemple type. J'ai lu quelque part qu'elle éprouvait une sorte de puissance à disposer de ses enfants. Comme ma mère envers moi. Il est très facile de se sentir puissant devant des êtres désarmés ou des animaux sans défense. Quand je lis que deux enfants sont morts après avoir subi des traitements d'une horreur indicible de la part de leurs proches, que le beau-père faisait subir à Dylan -4 ans- de véritable séances de dressage et que la mère a éviscéré son bébé de 13 mois, une colère sourde gronde au fond de moi. A tel point, que j'aurais ces bourreaux en face de moi, ils passeraient un sale quart-d'heure. Aussi, n'ayant jamais oublié ce que j'ai subi dans mon enfance, même si cela ne me fait plus souffrir, il est hors de question de faire du mal à un enfant devant moi. Ainsi hier, dans un grand supermarché, une femme s'est énervée après son gamin, l'a déculotté et lui a mis une fessée. Un tout petit bout de chou qui marchait à peine. Mon sang n'a fait qu'un tour. J'ai foncé vers elle qui était toute rouge de colère, elle devait avoir une vingtaine d'années...

-Ce sont des façons d'élever des enfants ? ai je grondé...

-Il n'écoute rien de ce que je lui dis.

-Et toi, est-ce que t'écoute ce qu'on te dit ? Admettons que je t'attrape, que je t'enlève ton falzar et que je foute une fessée devant tout le monde, est-ce que ça te fera plaisir ?

-OHHHHHH... a-t-elle fait la bouche en cul de poule. De quoi vous vous mêlez ???

-Je me mêle de ce qui me regarde. Ce n'est pas avec des coups que l'on enseigne quoi que ce soit.

-Ma mère me frappait bien à moi !

-Et alors ? La mienne aussi. Qu'as-tu retenu de la leçon ? Tu fais subir à ton gamin la même chose que tu as subi. C'est minable. Ne viens pas te plaindre si plus tard ton garçon te rejette. On ne bâtit rien sur la violence. Si tu continues sur cette pente, tu feras de ton fils un futur délinquant. Et rien d'autre.

Là, tout d'un coup, elle s'est mise à pleurer en balbutiant...

-Je suis à bout de nerfs. Mon mari boit comme un  trou et me mène une vie impossible. Par moments, je ne supporte plus mon gamin.

Et voilà... j'ai pris le gamin dans mes bras, posé mon autre bras sur les épaules de la jeune femme et nous sommes allés boire un café dans le coffee shop en face. Elle a laissé libre cours à son chagrin. Le malheur entraîne le malheur. Il y en a beaucoup dans notre monde. Je lui ai expliqué que si elle n'était pas heureuse avec cet homme de le quitter. Pour son bien à elle. Pour le bien de l'enfant. Pas de suite, mais d'y réfléchir à plus ou moins long terme.. et avant de partir, je lui ai donné mon numéro de téléphone pour qu'elle m'appelle lorsqu'elle n'aurait pas le moral.

Les épreuves que tu subis doivent te servir de leçons. Le mal que l'on t'a fait, tu ne dois pas le reproduire sur quelqu'un d'autre par vengeance ou par ressentiment. Tu possèdes la Liberté de faire le Bien ou le Mal. Pour ma part, lorsque j'ai quitté le mauvais giron familial, je m'étais promis deux choses -entre mille autres- ... de ne plus jamais boire de café au lait et de ne pas avoir d'enfant. J'étais libre de cela, libre de choisir... d'être  mère ou pas. Lorsque j'ai quitté la maison à 21 ans, je ne voulais pas de fil à la patte. Il me fallait voyager, être disponible pour réaliser mes rêves et voir le soleil sous d'autres latitudes. Avec ce que j'avais subi dans mon enfance, je me suis souvent demandé, plus tard,  si je ferai une bonne mère ? Aurais-je la patience ? Est-ce que je ne vais pas reproduire le même schéma ? Je n'étais trop sûre de rien.

L'esprit de l'être humain est tortueux. Il a sa part d'ombre. Des pulsions et des impulsions pas toujours maîtrisables dans sa prime jeunesse... et il y a beaucoup de Véronique Courjault qui s'ignorent de par le monde.

 

 Adriana Evangelizt

par Adriana Evangelizt publié dans : Enfance du poète
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Vendredi 13 octobre 2006

PRINCE DES POËTES.

(à Paul Verlaine)

 

 

 

Dis-moi prince des poètes
Dans quels bars enfumés as-tu brûlé ta vie
Pour mieux la raccourcir ?
Sur quel comptoir d’étain as-tu craché ta bile
Pour rider ton image
Et reconstruire ailleurs les ruines chancelantes
D’un univers faussé… ?


Dis-moi ces nuits d’ivresse où tu perdais ton ombre
Pour n’être qu’un fantôme
Errant parmi les spectres de la réalité
Quand les éclairs dansaient au fond de tes prunelles
Figées comme la mort
Et que tu t’accrochais au rebord de tes rêves
Pour glisser hors du temps…

Dis moi poète
L’âcre goût des fumées simulacres d’oubli
Ces poudres orientales qui font tanguer l’esprit
Et donnent au corps cette légèreté
Si proche des nuages
Sans pour cela le délivrer
Du grand mal qui le ronge…

Dis-moi poète
Tes routes titubantes
Tes chemins interdits bordés de roses noires
Sombres fleurs vénéneuses
Et ces mauvaises pentes
Si proches du vertige qu’elles stagnaient ta mémoire…

Dis-moi poète
Quel lumineux exil traçais-tu à ton âme
Pour qu’elle repose enfin
Aux plis troubles d’un sommeil
Qui endeuille mon ciel certains soirs
Lorsque ma plume
Prend la couleur trouble de ton regard
Oh prince des poètes…

 

Adriana Evangelizt

par Adriana Evangelizt publié dans : Mes poèmes
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Vendredi 13 octobre 2006

 

 

MASQUE

 




Ma vie n’est qu’un masque en rade
Une mascarade
Rio… le grand carnaval
Je me grime pour des bals
De parodies
Me pare aussi
De paradis
Artificiels
Grinçant comme les cieux
Suspendus au-dessus de mon lit
Où le septième ciel m’est interdit…


Je maquille de paillettes d’or
Les rides perfides
Tracées par ton adieu
Et je chante fort
Pour étouffer les larmes brûlantes
Au fond de mes yeux…

Depuis ton départ
Ma vie n’est qu’un masque en rade
Une mascarade
Mais il fait frio
Dans mon Rio.

 

Adriana Evangelizt

par Adriana Evangelizt publié dans : Mes poèmes
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Mardi 10 octobre 2006

A Anna Politkovskaïa...

La Vérité Assassinée...

Anna... douce Guerrière au grand coeur...

grande Guerrière...

tu es partie rejoindre la longue file de nos frères martyrisés,

torturés, crucifiés par les forces de l'Ombre...

ces abominables se repaissant de crimes,

s'ennivrant du sang de leurs victimes,

se saoûlant d'hurlements d'enfants,

de femmes ou d'hommes innocents.

Les bourreaux ont droit de cité ici.

En ce monde.

Ils font la Une des journaux.

Foulent tous les tapis rouges de la planète.

Se congratulent les uns les autres,

affichant le même sourire carnassier.

Ils utilisent pour faire leur sale boulot

de putrides individus

qui contre quelques écus

appuient sur la gâchette

 et débarrassent la terre des rayons de lumière

venus apporter un peu d'espoir

à ceux qui n'ont plus rien et plus personne.

Tu étais un de ces rayons fulgurants, Anna...

Anna... était inscrit sur ton visage le mal des autres.

Ton coeur saigné par les atrocités des barbares

n'était qu'une plaie vive

où tu trempais ta plume

pour dénoncer,

accuser,

gueuler à tous ces sourds

qu'un Peuple agonisait

sous les coups de boutoir

d'un infâme potentat.

Qu'il soit maudit, Anna...

comme les assassins de Martin Luther King,

les engeôleurs de Nelson Mandela

ou les crucifieurs du Porteur de Lumière

dont tu étais la soeur.

Je te dis... à bientôt, Anna...

Car il n'est nul repos pour les Guerriers de Feu.

La Mort n'est qu'une étape

employée par les diaboliques

pour ralentir le processus.

Ils ignorent que nous revenons toujours

pour poursuivre le combat.

Telle est la Loi.

Nous t'attendons, Anna...

Mon site sur la Tchétchénie, en musique...

Âme sensibles s'abstenir...

Adriana Evangelizt

par Adriana Evangelizt publié dans : Être Rebelle
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